Dans un contexte de repositionnement marqué par de nouvelles orientations (recherche, formation, innovation) au service d’un développement durable des pays du Sud, il s’agit pour l’IRD de faire évoluer les méthodes d’action de s’ouvrir et de développer de nouvelles formes de collaborations. La construction de partenariats actifs (universités, établissements de recherche, milieu économique et industriels, ONG…) offre à l’Institut l’opportunité de réaliser un projet innovant, porteur de développement économique et scientifique, en Afrique de l’Ouest dans le domaine de la recherche, de la formation et de l’innovation ("triangle de la connaissance").
Ce projet est porté par les plus hautes autorités de l’IRD, Président du Conseil d’administration et Directeur Général, qui dans leur lettre du 10 décembre 2007 confiaient au Représentant de l’IRD au Sénégal la mission d’identifier et d’approcher les autorités sénégalaises. |
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Il s'agissait donc de faire de ce site un lieu de collaboration dynamique et novateur pour le Sénégal et la communauté scientifique internationale. Les orientations souhaitées pour développer le site de Mbour étaient de réaliser un projet d’ensemble à visibilité régionale, associant recherche, formation, innovation, préservation de l’environnement et développement durable mais répondent également à une quadruple ambition à savoir :
- Ouverture par l’accueil sur le site des activités et des partenaires (académiques, scientifiques, économiques et financiers), dont les intérêts sont convergents et dont les activités sont compatibles entre elles et avec celles de l’IRD (activités d’observation et de mesure, zone verte) ;
- Dynamisme par la constitution d’un pôle d’activité attractif, associant recherche, formation, innovation contribuant à son développement scientifique au service de la communauté scientifique et de recherche, dont les retombées positives pourront toucher le développement économique local (tourisme, emplois locaux…) ;
- Maitrise foncière par la conservation de l’usage du site à des fins scientifiques et environnementales (préservation du littoral et de la réserve écologique) ;
- Synergie par la définition et la mise en œuvre avant la fin 2010 d’un concept de collaboration efficace et économiquement viable.
Au cours de la journée du 23 novembre 2009, quatre acteurs institutionnels (AIMS, IRD, UCAD et UICN) se sont réunis - en présence de représentants de la Mairie de Mbour, de l’Académie des Sciences et Techniques du Sénégal, de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar, de l’Agence Française de Développement, du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France et de la Société IKAGEL et ont décidé de se regrouper au sein d’un Consortium.
Le consortium avait deux missions à savoir établir une charte qui exprime l’éthique qu’ils partagent sur l’avenir de ce site, sa situation et les enjeux qui lui sont attachés en matière d’environnement et de développement durable et constituer un groupe de travail chargé de la mise en œuvre opérationnelle d’objectifs partagés, notamment la formalisation des missions du Consortium (dispositifs à mutualiser, proposition de statuts et mode de gouvernance, financement des activités et agenda pour les 12 mois à venir).
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